SOCIETE FRANCAISE D’ENERGIE NUCLEAIRE – GROUPE Bourgogne-Franche-Comté

 

VISITE DU LABORATOIRE DE BURE LE 16 SEPTEMBRE 2026

Publié le 18/09/2014

    

Comme les années précédentes, la Sfen BFC et l’ARCEA Valduc ont organisé une nouvelle visite du site de l’Andra à Bure le 16/09/2026, qui a comporté 3 étapes :

  • Une présentation en salle de l’Andra, de la stratégie française de gestion des déchets radioactifs auquel le projet CIGEO contribuera, et d’une information sécurité obligatoire pour la visite des galeries souterraines à 500 m de profondeur
  • Une visite à pied d’une petite partie des galeries,
  • Une visite de l’espace technologique.

Le projet CIGEO, destiné à concevoir, mettre en place et exploiter le site de stockage des déchets nucléaires français de « Haute et Moyenne Activité-Vie longue » a été initié en 2006, après une longue période d’études et de débats qui a débutée en 1991. Actuellement. Le projet est en phase finale d’autorisation réglementaire de la création de l’installation, qui devrait aboutir en 2027. Suivra ensuite la phase de construction de l’installation, avec notamment le début du percement de plusieurs dizaines de km de galeries de stockage et des installations techniques associées. La mise en place des premiers colis radioactifs débuterait vers 2050, et s’achèverait vers 2150. La fermeture du site et les débuts de la phase de surveillance commenceraient vers 2170.

La durée de ce projet donne un peu le vertige, mais correspond bien à son ampleur, à la fois sur les plans techniques, politiques et sociétaux.

Actuellement le site de Bure est constitué :     

  • d’un laboratoire de recherche souterrain qui permet de mener des travaux scientifiques et technologiques directement au sein de la couche d’argilite retenue pour ses caractéristiques physicochimiques favorables pour envisager un stockage sûr pendant de très longues durée (plusieurs dizaines à plusieurs centaines de milliers d’années). Deux puits de 5 et 4 mètres de diamètre utile, creusés jusqu’à 508 mètres de profondeur assurent la liaison entre les installations souterraines et la surface. Un réseau de plus de 2000 mètres de galeries situé à 490 mètres de profondeur a été réalisé au milieu de la couche argileuse
  • d’un espace technologique et d’information de 4000 m² destiné à présenter le projet CIGEO à travers des expositions, de maquettes et des prototypes industriels susceptibles d’être mis en œuvre dans le futur centre de stockage profond.
  • d’une carothèque dans un bâtiment de 7000 m² ou sont conservé les carottes géologiques collectées lors des campagnes de forage menées dans le sous-sol français pour y rechercher des terrains favorables au stockage de déchets radioactifs ; roches argileuses de l’Aube, de l’Aisne, et du Gard et puis les grès, calcaires ; marnes et argiles de Meuse et de Haute-Marne.
  • d’une écothèque dans laquelle sont conservés et étudiés tous les prélèvements dans la biosphère réalisés sur le site et aux alentours,

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Les visiteurs ont beaucoup apprécié la qualité de l’accueil de l’ANDRA et des différentes personnes qui nous ont encadrés et décrits en détail l’installation et les travaux en cours. L’impression que nous en retenons, est que le projet CIGEO est hors normes sur de nombreux points :

-        La durée, la complexité et l’exhaustivité du processus de sélection de l’option finalement retenue pour le stockage sûr de ces déchets

-        La prise en compte d’options techniques imposées, parfois contradictoires

-        La sévérité des démonstrations de sûreté à réaliser

-        La durée de l’exploitation industrielle (150 ans) et la gestion des évolutions technologiques qui en résultent

-        La prise en compte des dimensions sociologique et ethnologique après la fermeture du site sur des durées de plusieurs siècles / millénaires

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D’ores et déjà, la Sfen BFC et l’ARCEA envisagent une nouvelle visite du site au 2ème semestre 2027.